Retriever de la Nouvelle-Écosse : caractère, taille, prix et santé du Toller

Une robe rousse, une queue en panache, une silhouette compacte : au premier regard, le retriever de la Nouvelle-Écosse fait souvent penser à un petit renard. Cette ressemblance a une raison d’être. Elle servait directement à la chasse pour laquelle la race a été créée, sur les côtes de l’est du Canada.

Longtemps confidentiel en France, ce chien gagne du terrain. Le nombre de chiots inscrits au Livre des origines français a presque doublé entre 2023 et 2025. Cette popularité récente soulève une question que les fiches de race abordent rarement : que se passe-t-il quand une race issue d’une poignée de fondateurs devient à la mode ? Voici ce qu’il faut savoir sur le Toller avant de l’accueillir, de son standard à sa santé, en passant par le choix de l’élevage.

L’article en bref

Le plus petit des retrievers. 45 à 51 cm au garrot et 17 à 23 kg selon le standard officiel.

Un chien de chasse très particulier. Il a été sélectionné au Canada pour attirer les canards en jouant sur la rive, puis les rapporter.

Un caractère vif. Affectueux en famille, réservé avec les inconnus, il peut pousser un cri aigu quand il s’excite.

Une génétique étroite. La race descend d’un très petit nombre d’ancêtres, ce qui explique sa prédisposition à plusieurs maladies auto-immunes.

Rare et recherché. 417 chiots inscrits au LOF en 2025, pour un prix courant de 1 500 à 2 000 €.

Le réflexe avant d’acheter. Exiger les résultats de dépistage des deux parents : hanches, yeux et tests ADN.

Le retriever de la Nouvelle-Écosse en un coup d’œil

Autres nomsToller, Nova Scotia, Nova Scotia Duck Tolling Retriever
OrigineCanada (Nouvelle-Écosse)
Classification FCIGroupe 8, section 1, standard n° 312
Taille au garrotMâle 48 à 51 cm, femelle 45 à 48 cm
Poids indicatifMâle 20 à 23 kg, femelle 17 à 20 kg
RobeNuances de rouge et d’orangé, marques blanches possibles
Espérance de vie12 à 14 ans en moyenne
Besoin d’activitéTrès élevé
Attitude avec les inconnusRéservée
Adapté à un premier chienOui, pour un maître sportif et disponible
Prix d’un chiot LOF1 500 à 2 000 € en moyenne
Inscriptions LOF en 2025417 chiots

Nova Scotia Duck Tolling Retriever : origine et chasse à l’appelant

Du Little River Duck Dog au Toller reconnu

La race vient du district de Little River, dans le comté de Yarmouth, à la pointe sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Le standard de la Fédération cynologique internationale (FCI) situe sa sélection au début du XIXe siècle. Plusieurs fiches de race en ligne parlent du début du XXe siècle : c’est une erreur. Localement, on l’appelait le Little River Duck Dog ou le Yarmouth Toller.

Ses origines exactes restent mal documentées. Les hypothèses les plus citées évoquent des croisements entre différents retrievers, des chiens de ferme de type colley et des setters ou épagneuls. Le Canadian Kennel Club a reconnu la race en 1945. La province de Nouvelle-Écosse en a fait son chien officiel en 1995.

Le saviez-vous
Le verbe anglais to toll signifie attirer, leurrer. Avec ses cinq mots, Nova Scotia Duck Tolling Retriever est le nom de race le plus long du registre de l’American Kennel Club. En France, on dit plus simplement « Toller » ou « Nova Scotia ».

Le tolling : comment le Toller attire les canards

Le tolling est une technique de chasse ancienne. Le chasseur reste caché. Le chien, lui, court et gambade sur la rive, bien en vue d’un groupe de canards posés au large. Il disparaît un instant, réapparaît, relance son jeu. Le chasseur l’y encourage en lui lançant des bâtons ou une balle depuis sa cachette.

Intrigués par ce manège, les canards se rapprochent de la côte. Une fois les oiseaux à portée de fusil, le chasseur tire, puis le chien part rapporter le gibier, souvent dans une eau glacée. Le Toller cumule donc deux métiers que les autres retrievers n’exercent pas ensemble : appelant et rapporteur.

Bon à savoir
On lit souvent que le bout blanc de la queue sert à attirer les canards. Le standard ne va pas dans ce sens : il précise qu’un chien de grande qualité ne doit pas être pénalisé en l’absence de marque blanche. Ce qui intrigue les oiseaux, c’est surtout le mouvement : le jeu du chien le long de l’eau et sa queue frangée qui bat sans arrêt.

Standard du retriever de la Nouvelle-Écosse : taille, poids et robe cuivrée

Taille et poids du Toller selon le standard FCI

Le retriever de la Nouvelle-Écosse est un chien de taille moyenne, compact et musclé, avec une ossature moyenne à lourde. Le standard fixe une taille idéale pour les chiens de plus de 18 mois, avec une tolérance de 2,5 cm en plus ou en moins. Le poids doit rester cohérent avec la taille et l’ossature.

SexeTaille idéale au garrotPoids indicatif adulte
Mâle48 à 51 cm20 à 23 kg
Femelle45 à 48 cm17 à 20 kg

Ces valeurs placent le Toller nettement en dessous du golden retriever et du labrador. On le présente d’ailleurs comme le plus petit des retrievers. Certains sites annoncent des femelles à 42 cm ou des mâles à 17 kg : ces chiffres ne correspondent pas au standard.

Robe cuivrée, pieds palmés : les signes distinctifs de la race

Le poil est de longueur moyenne, doublé d’un sous-poil dense qui le rend imperméable. Sur le dos, il peut onduler légèrement. Des franges plus longues garnissent la gorge, l’arrière des oreilles, les cuisses et surtout la queue.

La couleur va du rouge orangé au rouge profond, ce que beaucoup de passionnés résument par « robe cuivrée ». Des marques blanches peuvent apparaître au bout de la queue, sur les pieds, le poitrail ou en liste sur le chanfrein. La truffe, les lèvres et le bord des paupières sont couleur chair, en harmonie avec la robe, ou noirs. Les pieds sont fortement palmés, un atout pour la nage.

Le standard note aussi une particularité d’expression. Au repos, le Toller a souvent un air un peu triste. Dès qu’il passe à l’action, son allure change : regard concentré, tête portée presque à hauteur du dos, queue en mouvement permanent.

Côté entretien, un brossage par semaine suffit hors période de mue. La race mue nettement deux fois par an, et un brossage quotidien devient alors utile. Évitez les bains trop fréquents, qui altèrent l’imperméabilité du pelage. Les poils qui poussent entre les coussinets peuvent être coupés pour limiter les glissades sur les sols lisses.

Retriever de la Nouvelle-Écosse noir : une robe hors standard

La recherche revient souvent. Pourtant, le standard ne décrit que des nuances de rouge et d’orangé. Un chien noir présenté comme un retriever de la Nouvelle-Écosse ne correspond pas à la description officielle de la race.

Plusieurs explications sont possibles : une confusion avec la truffe, qui peut être noire, une confusion avec une autre race comme le retriever à poil plat, ou un croisement vendu sous un nom qui n’est pas le sien.

Point de vigilance

Une annonce de « Toller noir » ou de « Nova Scotia de couleur rare » sans pedigree doit vous alerter. En France, seul un chien inscrit au LOF peut être vendu comme chien de race. Sans ce document, il s’agit au mieux d’un chien d’apparence Toller, sans aucune garantie sur ses origines ni sur les dépistages de ses parents.

Caractère du retriever de la Nouvelle-Écosse : comportement, aboiement et vie en appartement

Un comportement de chien de travail, très attaché à sa famille

Le standard le décrit comme très intelligent, très endurant et très réceptif. Au quotidien, cela donne un chien vif et joueur, qui apprend vite et aime qu’on lui confie une tâche. Sa passion pour le rapport se voit tôt : balle, bâton, jouet, tout finit dans sa gueule et revient vers vous.

En famille, il se montre affectueux. Il s’entend en général bien avec les enfants et les autres chiens, à condition d’avoir été socialisé jeune. Avec les inconnus, il reste plus réservé, parfois distant. Il n’est pas agressif, mais il ne fait pas la fête à tout le monde comme le ferait un golden retriever.

Son instinct de chasse existe bel et bien. La cohabitation avec un chat se passe souvent bien quand elle commence tôt. Les petits animaux de compagnie, comme les lapins ou les oiseaux, demandent davantage de précautions.

Aboiement : le « cri du Toller »

Le Toller aboie assez peu. Il possède en revanche une vocalise bien à lui, souvent appelée « cri du Toller » (Toller scream en anglais). C’est un cri aigu et puissant, qui surprend la première fois et que les voisins entendent sans difficulté.

Il apparaît surtout dans les moments d’excitation : avant une sortie, pendant une partie de rapport, à l’approche de l’eau. Ce comportement traduit l’impatience du chien, pas un mal-être. Il se gère par l’éducation. Apprenez-lui à se calmer sur commande, et ne lancez jamais la balle au moment où il crie : vous lui apprendriez que le cri fonctionne.

Retriever de la Nouvelle-Écosse en appartement : possible sous conditions

Sa taille moyenne le rend compatible avec un appartement. Le vrai sujet est ailleurs : l’activité. Un Toller qui se dépense peu devient vite bruyant, agité ou destructeur.

Avant de choisir cette race en ville, posez-vous une question simple. Avez-vous le temps, chaque jour, de lui offrir une longue sortie avec une activité réelle (rapport, nage, pistage, exercices d’obéissance), en plus des sorties hygiéniques ? Si la réponse est non, une maison avec jardin ne réglera pas le problème. Un jardin ne remplace pas une activité partagée avec son maître.

Bon à savoir

Le Toller excelle dans les sports canins qui combinent vitesse et réflexion : agility, flyball, obéissance, pistage. Pour un propriétaire chasseur, il reste un rapporteur de gibier d’eau apprécié. La FCI le classe d’ailleurs parmi les races soumises à une épreuve de travail.

Santé du retriever de la Nouvelle-Écosse : maladies auto-immunes et dépistages

Le Toller est globalement un chien robuste. Il présente toutefois des prédispositions génétiques bien documentées par la recherche vétérinaire, en particulier en Suède, où la race est implantée depuis le début des années 1980.

SRMA, IMRD et maladie d’Addison : les maladies auto-immunes de la race

Dans une maladie auto-immune, le système immunitaire s’attaque aux tissus de l’animal lui-même. Deux de ces affections touchent le Toller plus souvent que la moyenne des races :

  • la méningite-artérite répondant aux corticoïdes (SRMA), qui concerne surtout le jeune chien : forte fièvre, raideur et douleur de la nuque ;
  • la maladie rhumatismale à médiation immune (IMRD), qui provoque des boiteries persistantes, des raideurs après le repos et des douleurs dans plusieurs articulations.

Une étude suédoise menée auprès de propriétaires estime qu’environ 3 % des Tollers développent chacune de ces maladies au cours de leur vie. La même enquête relève une part importante de tumeurs : 14 % des chiens vivants de l’échantillon en avaient présenté une, et près de 40 % des chiens décédés avaient été euthanasiés pour une tumeur ou une suspicion de tumeur.

La race est aussi prédisposée à la maladie d’Addison, une insuffisance des glandes surrénales. Dans une étude portant sur 25 Tollers atteints, l’âge moyen d’apparition était de 2,6 ans, contre environ 4 ans toutes races confondues. Une forme juvénile, plus rare et plus sévère, a fait l’objet de travaux publiés en 2026 qui ont identifié une variation génétique associée.

Dysplasie, maladies oculaires, fente palatine : les tests à demander

Comme les autres retrievers, le Toller peut souffrir de dysplasie de la hanche et du coude. Il est aussi concerné par des maladies oculaires héréditaires, dont l’atrophie progressive de la rétine (APR), qui conduit à la cécité. Plusieurs affections disposent aujourd’hui d’un test ADN.

DépistageCe qu’il rechercheÀ vérifier chez l’éleveur
Radiographies hanches et coudesDysplasieRésultat des deux parents, lu par le lecteur officiel du club
Examen ophtalmologiqueAPR, cataracte, dysplasie de la rétineRésultat « indemne » et récent
Test ADN prcd-APRForme héréditaire d’APRAu moins un parent non porteur
Test ADN CP1Fente labio-palatineAu moins un parent non porteur
Test ADN DEEncéphalopathie dégénérativeAu moins un parent non porteur

Le Retriever Club de France, club officiel de la race, ne publie sur son site que les portées qui respectent ses critères : parents inscrits au LOF et confirmés, examen oculaire récent déclaré indemne, radios des hanches lues par le lecteur officiel du club et associations de résultats autorisées. Ce filtre ne garantit pas un chiot sans problème, mais il écarte les élevages qui ne dépistent rien.

Espérance de vie du retriever de la Nouvelle-Écosse

On l’estime généralement entre 12 et 14 ans. Cette moyenne cache des écarts importants d’une lignée à l’autre, compte tenu des maladies décrites plus haut. Les résultats de santé des parents, et si possible des grands-parents, restent le meilleur indicateur dont vous disposez au moment de choisir.

Consanguinité : pourquoi le retriever de la Nouvelle-Écosse reste une race fragile

Une race reconstruite à partir de quelques chiens

Pendant plus d’un siècle, le Toller est resté un chien de chasse local, presque inconnu hors de sa région. Selon les archives de l’American Kennel Club, seuls 14 Tollers étaient enregistrés en 1960. La population mondiale actuelle descend de ce réservoir très étroit.

Une étude publiée en 2010 a analysé la quasi-totalité des pedigrees de la race dans le monde, soit 28 668 chiens. Ses conclusions sont nettes. Le nombre efficace de fondateurs n’atteint que 9,8, et deux ancêtres expliquent à eux seuls plus de la moitié de la diversité génétique de la population étudiée. Le coefficient de consanguinité moyen atteignait 26 % chez les femelles nées entre 1999 et 2008, comme le détaille l’étude publiée dans le Journal of Animal Breeding and Genetics.

Le saviez-vous ?
Un coefficient de consanguinité de 25 % correspond à celui d’un chiot né d’un frère et d’une sœur. Les Tollers de cette période l’étaient donc en moyenne un peu plus. Cette consanguinité s’accumule au fil des générations : elle ne se voit pas en regardant seulement les deux parents du chiot.

Cette faible diversité fait partie des explications avancées par les chercheurs pour la fréquence des maladies auto-immunes chez le Toller. Des travaux ont notamment montré une faible variété des gènes qui règlent la réponse immunitaire dans la race, avec une combinaison associée à un risque accru d’IMRD.

Popularité en hausse en France : ce que disent les chiffres du LOF

En France, la race reste rare mais progresse vite. Les inscriptions au LOF ont presque doublé en deux ans, avec une hausse de 23 % sur la seule année 2025, selon les statistiques officielles de la Centrale Canine.

AnnéeChiots inscrits au LOF
2022249
2023212
2024339
2025417

Un autre chiffre mérite l’attention : celui des confirmations. Seuls les chiens confirmés, c’est-à-dire examinés par un juge à l’âge adulte, peuvent donner des chiots inscrits au LOF. En 2025, 44 Tollers ont été confirmés, soit un ratio de 11 % rapporté aux inscriptions de l’année. Autrement dit, une large majorité des chiots ne participera jamais à la reproduction.

Quand la demande augmente plus vite que le nombre de reproducteurs, le risque est connu. Quelques mâles très utilisés engendrent une grande part des portées, et la diversité génétique recule encore. La question de la consanguinité a donc toute sa place dans votre échange avec l’éleveur.

Bon à savoir

Demandez à l’éleveur s’il tient compte de la consanguinité dans le choix de ses accouplements, et s’il peut vous communiquer le coefficient de la portée calculé sur plusieurs générations. Un éleveur sérieux connaît ce chiffre et sait expliquer ses choix.

Chiot retriever de la Nouvelle-Écosse : prix et élevage en France

Prix d’un chiot retriever de la Nouvelle-Écosse LOF

Les tarifs affichés par les élevages français se situent le plus souvent entre 1 500 et 2 000 € pour un chiot inscrit au LOF. Certains élevages pratiquent des prix plus élevés, jusqu’à près de 3 000 €. L’attente est fréquente : avec quelques centaines de naissances par an, beaucoup d’éleveurs fonctionnent sur liste d’attente.

Ce prix couvre en partie les dépistages réalisés sur les parents, qui représentent un coût réel pour l’éleveur. Un chiot proposé nettement moins cher, sans pedigree ou sans résultats de santé des parents, doit vous faire poser des questions.

Trouver un élevage de retriever de la Nouvelle-Écosse en France et à l’étranger

Les recherches par région sont fréquentes (Bretagne, Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Calais, Normandie, Alsace), mais le nombre d’élevages reste limité et la proximité géographique ne devrait pas guider votre choix. Partez plutôt de sources fiables : la liste des portées publiées par le Retriever Club de France et l’annuaire des portées LOF de la Centrale Canine.

Les élevages de Belgique et de Suisse sont aussi une option. Leurs chiots disposent d’un pedigree reconnu par la FCI et peuvent être inscrits au LOF à titre d’importation. En Suisse, l’accès à la reproduction passe par un examen d’aptitude à l’élevage organisé par le club des retrievers. Au Canada, berceau de la race, les élevages sont plus nombreux, mais l’importation d’un chiot impose des conditions sanitaires strictes à vérifier avec un vétérinaire avant toute démarche.

Lors de votre premier contact avec un éleveur, quelques questions permettent de faire le tri :

  • Quels sont les résultats des radios des hanches et des coudes des deux parents ?
  • L’examen des yeux est-il récent et déclaré indemne ?
  • Quels tests ADN ont été réalisés sur les parents ?
  • Quel est le coefficient de consanguinité de la portée ?
  • Est-il possible de voir la mère et le lieu de vie des chiots ?
  • Comment les chiots sont-ils socialisés avant leur départ ?

Retriever de la Nouvelle-Écosse à adopter ou à donner

Les Tollers adultes à l’adoption sont rares. On croise des annonces de chiens « à donner » sur les sites de petites annonces, mais elles appellent à la prudence. Dès qu’une somme est demandée, même présentée comme une participation aux frais, la cession devient une vente, soumise à des règles précises.

Pour un chien adulte à replacer, le Retriever Club de France et les associations de protection animale sont les interlocuteurs à privilégier. Ils connaissent souvent l’histoire du chien et peuvent vous aider à évaluer s’il correspond à votre mode de vie.

Ce que dit la loi

Que vous achetiez un chiot ou que l’on vous donne un chien adulte, vous devez signer un certificat d’engagement et de connaissance au moins 7 jours avant de récupérer l’animal. Le chien doit être identifié avant toute cession, et un chiot ne peut pas être cédé avant l’âge de 8 semaines. Le cédant vous remet un certificat vétérinaire de moins de 3 mois. Enfin, la mention « de race » est réservée aux chiens inscrits au LOF : une annonce de vente doit afficher un numéro SIREN ou le numéro de portée attribué par la Centrale Canine.

Retriever de la Nouvelle-Écosse ou golden retriever, berger australien : les différences

Le Toller est souvent comparé au golden retriever, dont il partage la couleur chaude, et au berger australien, autre chien sportif très prisé des familles actives. Les trois races n’ont pourtant ni le même gabarit ni le même rapport aux inconnus.

CritèreRetriever de la Nouvelle-ÉcosseGolden retrieverBerger australien
Fonction d’origineAppel et rapport du gibier d’eauRapport du gibierConduite de troupeaux
Taille du mâle48 à 51 cm56 à 61 cm51 à 58 cm
Taille de la femelle45 à 48 cm51 à 56 cm46 à 53 cm
Attitude avec les inconnusRéservéeOuverteRéservée
Naissances LOF en 2025417Environ 15 000Environ 14 600

Le Toller n’est pas un golden retriever en format réduit. Il est plus petit, plus nerveux, moins démonstratif avec les étrangers et plus vocal. Face au berger australien, il partage le besoin d’activité et une certaine réserve, mais son moteur n’est pas le même : le berger cherche à contrôler le mouvement, le Toller cherche à rapporter.

FAQ sur le Retriever de la Nouvelle-Écosse

Nova Scotia et Toller, est-ce la même race ?

Oui. Retriever de la Nouvelle-Écosse, Nova Scotia, Nova Scotia Duck Tolling Retriever et Toller désignent tous la même race, reconnue par la FCI sous le standard n° 312.

Le retriever de la Nouvelle-Écosse perd-il beaucoup de poils ?

Oui, surtout pendant ses deux mues annuelles. Son sous-poil dense tombe en quantité à ces périodes. Ce n’est pas une race adaptée aux personnes allergiques aux poils de chien.

Un retriever de la Nouvelle-Écosse peut-il rester seul la journée ?

Il supporte mal les longues absences répétées, surtout s’il ne s’est pas dépensé avant. L’ennui se traduit souvent par des vocalises et des destructions. Si vous travaillez loin de chez vous, prévoyez un relais (promeneur, famille, garde de jour).

Le Toller convient-il à un premier chien ?

Il apprend vite et cherche à faire plaisir, ce qui facilite son éducation. Son niveau d’énergie demande en revanche beaucoup de disponibilité. Pour un premier maître sportif, prêt à suivre des cours d’éducation, l’expérience peut très bien se passer.

À quel âge un chiot retriever de la Nouvelle-Écosse atteint-il sa taille adulte ?

Le standard fixe ses tailles de référence pour les chiens de plus de 18 mois. La croissance en hauteur ralentit avant, mais la silhouette continue de s’étoffer jusqu’à cet âge.

Combien coûte un retriever de la Nouvelle-Écosse ?

Comptez en général 1 500 à 2 000 € pour un chiot LOF issu de parents dépistés. À ce prix s’ajoutent l’alimentation, les soins vétérinaires, l’assurance éventuelle et l’éducation tout au long de la vie du chien.